À l’époque où de plus en plus d’objets connectés fleurissent autour de nous (balances, tensiomètres, capteurs d’activité…), c’est le moment de regarder ce qu’il existe du côté de nos jardins.
Même si de nombreux projets viennent de voir le jour, l’un des pionniers a été le “Flower Power” de chez Parrot (les créateurs de l’AR Drone). La communication de ce capteur est très orientée vers les plantes d’intérieur ou en pots, mais peut-il aller plus loin que la surveillance de votre ficus? C’est parti pour un test au potager!

Le produit

Le packaging est de bonne qualité, le capteur est planté dans un “faux” pot de fleurs en carton, l’effet est réussi!
Soucis du détail, le mode d’emploi (rudimentaire) est rangé dans une pochette faisant penser à un sachet de graines.

Le capteur flower power
Le capteur flower Power

La mise en route ne présente aucune difficulté, introduisez les piles (fournies), placez le capteur prêt de la plante à surveiller, jumelez avec votre téléphone et voilà, le suivi de votre yuka peu commencer!
Faites tout de même attention à ne pas masquer le capteur derrière le feuillage (ou le pot) et à bien l’enfoncer dans la terre.

L’application

Vous l’aurez compris, sans une application pour récupérer les données, le flower Power ne sert pas à grand-chose. Cette appli fonctionne sur les environnements IOS (iPhone) et Androïd (Samsung, HTC…). Ne possédant qu’un iPhone, je ne pourrais pas vous parler de la seconde version.
Pour surveiller une plante, il faudra d’abord lui créer une “fiche” dans l’application en choisissant parmi l’une des 6000 références! Oui Parrot a vu les choses en grand, il y a  peu de risque que vous mettiez cette base de données en défaut, et vous retrouverez facilement votre Dracaena dans la liste déroulante XXL.

L'application Flower Power pour iOS
L’application Flower Power pour iOS

Ensuite, vous pourrez consulter l’évolution des différents paramètres mesurés par le capteur à savoir

  • Le taux d’humidité
  • La présence d’engrais (selon une échelle assez obscure)
  • La température
  • L’ensoleillement

Les courbes peuvent sembler assez difficiles à consulter en mode portrait, mais en passant en format paysage (téléphone horizontal), la lecture devient tout de suite beaucoup plus aisée avec différents niveaux de zoom.

La courbe d'ensoleillement dans l'application
La courbe d’ensoleillement dans l’application

L’utilisation

Pour récupérer les données, la synchronisation s’effectue via une connexion Bluetooth. Il faudra donc au préalable jumeler le capteur et le téléphone (via l’application). Il y a surement des raisons à ce choix (probablement de coût), mais je regrette l’absence d’une synchro via WiFi. En effet, le Bluetooth exige une proximité avec le capteur, avec le WiFi il aurait été possible de consulter l’état de santé de vos plantes depuis partout dans le monde, et au besoin appeler votre voisin pour qu’il arrose vos cactus (je sais ce n’est pas forcément très utile). C’est par exemple ce que j’apprécie dans ma Station Météo Netatmo.

Le traitement des valeurs se passe en 3 temps:

  • Récupération des données du capteur
  • Envoi des valeurs brutes “dans le cloud”
  • Récupération des données traitées

Les différents graphiques seront alors mis à jour et des alertes éventuellement levées (si la plante a besoin d’être arrosée, s’il faut la déplacer pour bénéficier de plus de lumière…

Un “détail” assez énervant, et l’apparition assez régulière (tout au moins chez moi) d’erreurs de synchronisation, sans réelles explications et fonctionnant à nouveau comme par magie après plusieurs tentatives.

Erreur lors de la synchronisation du Flower Power
Erreur lors de la synchronisation du Flower Power

Encore une fois la comparaison avec ma station météo n’est pas à l’avantage du Flower Power, celle-ci récupérant les données quasi instantanément et avec une bien meilleure fiabilité.

Et au potager?

Après quelques jours de tests dans mon salon à s’occuper de mon Dieffenbachia, il est temps de passer aux choses sérieuses. En effet les spécifications du Flower Power précisent qu’il est étanche, il peut donc être utilisé au potager! L’application n’est pas à frein, puisque le la base de données contient de nombreux légumes déclinés en une multitude de variétés.
L’hiver n’étant pas fini et ne souhaitant pas tout de suite pousser l’engin dans ces retranchements, je décide de le placer sous le tunnel accueillant des semis de carottes et radis.

Flower Power au potager
Flower Power au potager

Le fonctionnement ne diffère en rien, par contre il va falloir sortir pour l’acquisition, inutile de penser que vous arriverez a surveiller le jardin depuis votre canapé!
La surface de culture étant bien plus importante, on peut bien s’imaginer que seule une petite zone de votre potager sera supervisée.
La mesure “d’engrais” est toujours aussi énigmatique pour moi, j’aurais préféré une donnée plus complète du type taux d’azote ou nitrate beaucoup plus utile et permettant de contrôler précisément la fertilisation du sol en fonction de la plante.

La donnée la plus pertinente a mes yeux est l’ensoleillement. En effet elle est très importante pour certains légumes (comme les tomates, aubergines, piments…) et le Flower Power pourrait être utilisé pour comparer l’exposition de différents endroits de votre potager afin de choisir l’emplacement idéal (avant la plantation donc).

Conclusion

La cible du Flower Power n’est certainement pas le jardinier chevronné, mais plutôt au débutant technophile auquel il pourra probablement éviter quelques erreurs. Certes on ne peut pas demander la lune en terme de capteur pour 49€, mais une connectivité WiFi aurait été bienvenue.

J’ai aimé

[list type=”plus-dark”]
[li]L’application et sa grande base de données de plantes[/li]
[li]La bonne qualité du capteur[/li]
[li]La mesure d’ensoleillement[/li]
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Je n’ai pas aimé

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[li]L’utilisation du Bluetooth[/li]
[li]Les erreurs de synchronisation[/li]
[li]La mesure d’engrais très floue[/li]
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