Publié le 24 mars 2024 par Solenne Ricard.

Il existe très peu de fruits dont le nom commence par la lettre I. En effet, on en dénombre seulement deux. Toutefois, même s’ils ne sont pas nombreux, les fruits en I ont un grand intérêt, notamment en raison de leur originalité. Découvrez-les dans les lignes qui suivent.

Tous les fruits en I

  • Icaque
  • Ichang papeda

Icaque

L’icaque, aussi appelée prune de coton ou zikak (en créole) est le fruit de l’icaquier, un arbuste de la famille des Chrysobalanaceae.

Chrysobalanus icaco est un arbuste touffu à port étalé de plus de 4 m de haut, originaire des côtes d’Amérique tropicale et des Antilles. Il est doté de feuilles persistantes, luisantes, ovales et arrondies et il produit des grappes de petites fleurs blanches printanières.

icaque

La fructification intervient au cours de l’été, entre les mois de mai et de septembre. Les fleurs laissent alors place à des fruits globuleux aux allures de grosses prunes rondes de 2 à 3 cm de diamètre.

Selon les variétés, la couleur de l’épiderme va du blanc rosé au pourpre plus ou moins foncé. La chair blanche présente une texture farineuse, presque cotonneuse, à l’origine du surnom de prune de coton souvent donné à l’icaque. La chair vire au violet lorsque le fruit atteint la maturité.

Si elle est consommée seule, l’intérêt gustatif de l’icaque est assez limité. En effet, elle offre une saveur douce et assez fade, et on la consomme donc crue ou cuite en y ajoutant du sucre. La chair adhère fermement à un gros noyau central qui contient lui-même une amande comestible et consommée grillée.

À noter : l’icaque renferme un tanin astringent qui lui confère des propriétés anti-diarrhéiques et anti-dysentériques.

Le genre Chrysobalanus compte une seule espèce qui se décline en quelques variétés, dont l’icaque bleue (ses fruits colorent la bouche en bleu), l’icaque rose foncé et l’icaque verte.


Ichang papeda

L’Ichang papeda, en latin Citrus ichangensis, est un agrume septentrional de la famille des Rutacées, originaire du sud-ouest et du centre-ouest de la Chine. Cet agrume fait partie des deux espèces parentes du Yuzu.

Rustique jusqu’à -10°C, Citrus ichangensis est un arbuste épineux à port buissonnant qui peut atteindre 3,50 m en tous sens à maturité. Son feuillage persistant se compose de feuilles lancéolées et pourprées au débourrement.

Auto fertile, cet agrume produit de petites fleurs campanulées, très odorantes et blanches à rosées, qui font leur apparition sur l’arbre entre les mois de mars et d’avril (parfois jusqu’à mai selon le climat).

Ichang papeda

S’ensuit la fructification qui prend la forme de fruits ronds très semblables à de petits citrons. Leur épiderme, jaune à maturité, est moyennement épais et aromatique. La pulpe jaune blanc de chaque fruit se divise en huit quartiers. Peu juteuse, elle renferme de nombreux et gros pépins.

Riche en huiles essentielles et donc bien parfumée, la pulpe de l’Ichang papeda offre une saveur acide nuancée d’une certaine amertume. On récolte les fruits entre octobre et novembre, au moment où leur concentration en huiles essentielles atteint son point culminant.

En cuisine, l’agrume permet de relever les saveurs de nombreux plats exotiques et créoles. Le zeste apporte notamment une touche subtile de citronnelle aux volailles et aux desserts. Quant au jus, il est utilisé dans la composition de différentes boissons désaltérantes.

À noter : comme pour tous les autres citrus, les feuilles, les fleurs et les fruits de l’Ichang papeda contiennent des poches à essence. Grâce aux processus de distillation et de pression, il est possible d’extraire de l’huile essentielle à partir de toutes les parties aériennes de cet arbuste. Une HE à la fragrance fraîche, acidulée et aux notes vertes.

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