En hiver, vous vous imaginez que la plupart des nuisibles sont inactifs. C’est souvent le cas puisque les insectes sont en diapause et les petits mammifères hibernent. Pourtant, d’autres s’activent encore

Les chenilles processionnaires du pin, urticantes pour les hommes et les animaux

Où que vous habitiez, vous avez déjà certainement vu ces cocons de soie accrochés aux branches des pins. Parfois, ce sont des processions de chenilles, reliées les unes aux autres, qui se déplacent à la queue leu leu, que l’on aperçoit au printemps.

Évidemment, nous parlons de la redoutable chenille processionnaire du pin, dangereuse car très urticante pour les hommes et les animaux domestiques.

La chenille processionnaire du pin.
La chenille processionnaire du pin.

Cette chenille est souvent gênante pour les différentes espèces de pin qui perdent leurs aiguilles et s’affaiblissent considérablement.

En hiver, ces chenilles semblent inactives, bien cachées au sein de leur cocon. Pourtant, elles s’activent car elles s’apprêtent à sortir en procession, menée par une femelle, afin de se nymphoser. Il leur faut descendre du pin et c’est le moment idéal pour lutter efficacement contre ce nuisible.

Il est donc recommandé dès le mois de février d’installer les colliers écopièges, spécialement conçus pour piéger les chenilles.

Installés autour du tronc, ces pièges sont constitués d’une gouttière et d’un sac où elles tombent.

Il est également possible de supprimer les cocons avec un échenilloir mais, de par sa dangerosité, cette destruction doit être faite par des professionnels.


Le campagnol, toujours actif en hiver

Qu’on l’appelle campagnol ou rat taupier, ce rongeur est tout aussi nuisible. Une fois installé dans un jardin, une pelouse ou un potager, il y fait des dégâts considérables en creusant des galeries et en dévorant les racines des légumes et des céréales, des arbres fruitiers ou encore les bulbes de printemps.

Le campagnol.
Le campagnol.

Et en hiver, ce petit rongeur, au demeurant plutôt mignon, se montre tout aussi actif, bien à l’abri dans ses galeries.

Et il s’en donne souvent à cœur joie puisque le jardin est nettement moins fréquenté. Et ses prédateurs naturels tranquillement endormis pour la plupart

L’hiver semble être la période idéale pour lutter contre ce ravageur. La nourriture se faisant plus rare pour lui, le campagnol sera facilement attiré par les appâts posés dans les différents pièges.

De plus, la reproduction (très prolifique) des campagnols commence dès la fin de l’hiver donc c’est le moment d’agir.

Ceux qui préfèrent les solutions de lutte plus douces (appareil à ultrasons, ou bien cheveux humains, ail, feuilles de noyer, tourteau de ricin…dans les galeries) peuvent aussi intervenir en hiver.


Les larves des otiorhynques

Les otiorhynques sont de petits coléoptères noirs de la famille des charançons, pourvus d’un rostre. Suivant les espèces, ils s’attaquent à la vigne, aux plantes potagères et aux petits fruitiers, mais aussi aux arbustes et plantes d’ornement.

La larve des otiorhynque.
La larve des otiorhynque.

Les otiorhynques se développent favorablement lors des hivers doux.

En effet, les otiorhynques sont actifs du printemps (mi-mai) à décembre et pondent leurs œufs sur le feuillage. Ensuite, les larves se laissent tomber au sol et s’enterrent jusqu’à l’année suivante.

En hiver, elles se protègent dans des coques protectrices. C’est le moment d’agir !

Si vous avez subi une attaque d’otiorhynques, n’hésitez pas à retourner le sol à la fourche-bêche pour déloger les larves.

En effet, elles ne résistent pas au froid. Ni aux becs de vos poules et des oiseaux du jardin qui viennent se nourrir aux mangeoires.