Qu’ils habitent à la campagne ou en ville, dans une maison ou un appartement, tous les Français auront l’obligation, dès le 1er janvier 2024, de composter leurs biodéchets. Certaines collectivités proposent dès à présent des solutions de compostage.

Une loi pour rendre le compostage obligatoire

Si vous êtes jardinier, le compostage des déchets organiques est peut-être déjà une habitude pour vous ? En revanche, pour beaucoup, et en particulier les citadins, le compostage reste une vague notion.

À partir du 1er janvier 2024, le compostage des biodéchets sera pourtant obligatoire pour tous, conformément à la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire.

Déchet organique et compost

Cette loi s’appliquant aux professionnels comme aux particuliers, les collectivités ou les communes sont dans l’obligation d’organiser cette collecte des déchets organiques, et de proposer des solutions aux citoyens.

Par exemple en mettant en place, sur l’espace public, des composteurs collectifs. En parallèle, l’État organise le traitement de ces biodéchets.


L’intérêt à trier les biodéchets

Avant d’évoquer les avantages du compostage, peut-être est-il bon de rappeler ce que sont vraiment ces biodéchets.


C’est quoi exactement un biodéchet ?

C’est l’article L541-1-1 du Code de l’Environnement qui définit précisément les biodéchets : les déchets non dangereux biodégradables du jardin ou de parc, et les déchets alimentaires ou de cuisine.

C’est-à-dire pour résumer les restes de plats ou d’assiettes, les épluchures de fruits et légumes, les coquilles d’œufs, le marc de café…ou les déchets verts de tonte, de taille ou de culture, les feuilles mortes

En bref, une grande partie des déchets organiques qui se décomposent et qui représentent tout de même 38 % de nos poubelles.

Les avantages à valoriser les biodéchets

Jusqu’à présent, ces biodéchets sont jetés dans les poubelles communes, puis incinérés ou enfouis. Alors qu’ils peuvent être valorisés.

En effet, la collecte des biodéchets à titre individuel permet de faire son propre compost, très efficace pour fertiliser et structurer le sol du potager ou du jardin.

Quant aux biodéchets collectés collectivement, ils seront également transformés en compost, destinés aux agriculteurs ou aux collectivités, ou bien serviront à produire du biogaz par méthanisation.

Sans oublier le fait que le compostage permet d’éliminer l’incinération ou l’enfouissement des biodéchets, néfaste pour l’environnement.

Ce compostage obligatoire se veut donc l’une des mesures phares de la loi anti-gaspillage.

Compostage individuel ou collectif ?

Si vous disposez d’un jardin, vous avez donc tout intérêt à faire votre compost, soit en tas, soit en composteur.

Il est également possible de pratiquer le compostage de surface en épandant, dans votre potager ou vos massifs, vos déchets organiques issus de la tonte de la pelouse, de la taille des arbustes, ou encore les feuilles mortes…qui feront office de paillage et enrichiront le sol.

Jardinier les mains dans le compost

Ceux qui ne disposent pas de jardin peuvent composter leurs déchets de table dans un lombricomposteur : grâce à l’action des vers de terre, les déchets sont valorisés en amendements solide et liquide.

Enfin, il sera également possible de déposer ces biodéchets dans des composteurs collectifs, mis en place par les collectivités. Ces mêmes collectivités qui doivent “jouer le jeu” et faciliter le tri des biodéchets par les particuliers.

En revanche, ces composteurs collectifs ne devraient pas pouvoir accueillir les déchets verts de parc et jardin, toujours valorisables par les déchèteries.