Une serre permet d’avancer les semis et de prolonger les saisons de culture des plantes potagères tout en les protégeant des changements climatiques. Logiquement, la production y est bien supérieure. De même, à l’abri des intempéries, les légumes et petits fruits sont moins sensibles aux maladies cryptogamiques.

Dans certaines régions, on peut même y hiverner les plantes gélives. Sans oublier le confort du jardinier qui jardine à l’abri des intempéries. Pour autant, pour obtenir des résultats optimaux, il faut maîtriser les meilleures conditions au sein de la serre. L’aération est un point essentiel.

Pourquoi l’aération d’une serre est si importante?

Par définition, une serre-tunnel, recouverte d’une bâche, ou une serre en verre est un espace confiné et clos qui bénéficie d’une température constante, bénéfique pour les cultures.

Notre serre du jardin, porte ouverte.
Notre serre du jardin, porte ouverte.

Or, pour maintenir cette température idéale, mais aussi un taux d’humidité adapté, il est primordial d’aérer et de ventiler afin de répondre aux besoins des végétaux.

  • Aérer pour réguler la température. Là est le point essentiel car, dans une serre, les températures peuvent monter très vite à cause des rayons du soleil qui tapent sur la bâche ou les vitres. C’est ce qu’on appelle l’effet de serre. Et un surcroît de chaleur est très néfaste pour les plantes qui transpirent inconsidérément
  • Ventiler pour éviter une trop grande amplitude thermique entre le jour et la nuit. Au printemps et en automne, les journées peuvent être ensoleillées, ce qui augmente la température sous le serre. Mais les nuits peuvent être fraîches, voire gélives. Or, les végétaux n’apprécient guère ces importants changements de température et préfèrent une température constante, gage de croissance
  • Aérer pour éviter un taux d’hygrométrie trop élevé. Dans une serre, le taux d’hygrométrie idéal pour les plantes se situe autour de 60 à 80 %. En hiver, ce taux doit avoisiner les 25 à 40 %. Or, avec la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur, l’humidité peut être bien trop importante, tant pour les végétaux que pour le substrat
  • Ventiler pour éloigner le risque de maladies cryptogamiques. Une atmosphère trop humide est le terrain idéal pour le développement des champignons et autres germes pathogènes qui entraînent un pourrissement des racines et du feuillage

Comment aérer efficacement une serre ?

Avant toute chose, une serre bien exposée sera plus facile à ventiler. En effet, avec une exposition correcte, adaptée aux conditions climatiques de votre région, votre serre sera moins sensible aux différences de températures.

Ainsi, dans les régions au climat tempéré, la serre sera positionnée dans un axe est-ouest avec la porte tournée vers l’est. Et dans le sud, la serre sera tournée suivant un axe nord-sud.

Ensuite, la ventilation joue un rôle prépondérant. Idéalement, cette serre doit être équipée d’une porte, mais aussi d’ouvertures latérales, plutôt en hauteur. Ainsi, la circulation de l’air est assurée lorsque porte et fenêtres, idéalement équipées de moustiquaires, sont ouvertes. Des ouvertures de toit sont un plus.

Pour autant, la ventilation de la serre doit s’adapter à la saison. En été, pour éviter la surchauffe, tout est complètement ouvert nuit et jour. En hiver, l’aération se poursuit : elle doit être ouverte le matin pour chasser l’humidité de la nuit et refermée en début d’après-midi pour conserver les rayons du soleil.

Enfin, au printemps et en automne, de par l’amplitude thermique entre jour et nuit, la condensation est assez importante. Donc, il est essentiel d’ouvrir la serre le matin et le soir, de 10 minutes à une demi-heure, et de la refermer en journée.


La serre multichapelles, la solution pour les professionnels

Si un jardinier particulier peut se permettre d’ouvrir et de fermer sa serre plusieurs fois par jour, un professionnel (horticulteur, pépiniériste, maraîcher, floriculteur…) ne dispose pas de suffisamment de temps.

C’est pourquoi une serre multichapelle peut être la solution la plus efficace et la plus rentable pour mener à bien ses productions.

Une serre multichapelles se compose de différentes nefs adossées, séparées par des parois verticales, et dotées de couvertures elliptiques. Les parois, simples, doubles et/ou gonflables, sont équipées de films thermiques et diffusant.

Exemple de serre multichapelle pour professionnel.
Exemple de serre multichapelle pour professionnel.

Il existe des serres multichapelles de différentes longueurs et largeurs, et la plupart sont délimitées en différentes zones, par exemple consacrées aux semis, à la germination, ou encore à l’accueil du public…

Pour les professionnels de l’horticulture ou de la floriculture, les serres multichapelles recèlent de nombreux avantages :

  • La grande hauteur sous faîtage qui permet d’envisager différentes cultures ou l’installation d’équipements d’irrigation ou d’ombrage
  • L’aération optimale via des ouvertures latérales coulissantes et motorisées. De même, de par la hauteur de la serre, les végétaux bénéficient d’un grand volume d’air. Enfin, la conception de la serre permet un meilleur contrôle de la température et de l’humidité
  • Sa grande solidité et sa résistance aux intempéries de par la structure en acier galvanisé renforcé
  • Son étanchéité parfaite et et la possibilité de récupérer les eaux de pluie via les chenaux latéraux

Évolution de la serre traditionnelle, polyvalente et adaptable, la serre multichapelles est donc la structure idéale pour assurer une aération performante et offrir une luminosité optimale aux végétaux.