Enfin, presque…Dès le 1er janvier 2024, les emballages plastiques devront disparaître pour les fruits et légumes. Les supermarchés et les grandes surfaces ont jusqu’au 31 décembre pour écouler leur stock.

Seuls 29 produits maraîchers clairement identifiés comme les endives, les framboises ou encore les fraises vont toutefois échapper à cette règle qui rentre dans le cadre de la loi anti gaspillage. Une loi qui vient répondre à une demande des consommateurs, même si tous n’adhèrent pas à la barquette cartonnée ou le filet de cellulose.

La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire

Les films plastiques devront disparaître le 31 décembre pour être remplacé par des barquettes de carton ajouré. La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire interdit les emballages plastique sauf exception (voir la liste complète juste en dessous).

emballage fruits et légumes

Or, aujourd’hui, plus d’un tiers des fruits et légumes frais sont vendus sous plastique. Il suffit de se rendre au supermarché pour voir que les poireaux, carottes, citron, haricots plats, … sont emmaillottés dans du plastique. Pour tous ces produits, ce type d’emballage sera supprimé.

Quels fruits et légumes sont exemptés de la loi anti-gaspillage ?

Dans la loi, 29 fruits et légumes, jugés fragiles, sont exemptés. Voici la liste complète.

Les endives Les brocolis
Les asperges Les pommes de terre primeur
Les champignons Les carottes primeur
Les mini carottes
La salade Les jeunes pousses
La mâche Les épinards
Les herbes aromatiques Les pousses de haricot mungo
Les fleurs comestibles L’oseille
Les cerises Les airelles
Les canneberges Les physalis
Les fruits mûrs à point Les graines germées
Les framboises Les fraises
Les myrtilles Les mûres
Les groseilles La surelle
La surette La groseille pays
Les cassis Les kiwaïs

La grogne d’un côté comme de l’autre

Une liste pas assez complète qui provoque la colère des associations qui luttent pour la protection de l’environnement.

“Sous prétexte de risque de détérioration de ces fruits et légumes, certains ont été ajouté à la liste des exemptions alors que dans les faits, les champignons ou brocolis ne devraient pas en faire partie. Ils se vendent aujourd’hui très bien en vrac.” Déclare une militante.

Mécontentement également du côté des des industriels qui jugent que le nouveau processus d’emballage est couteux à mettre en place.

Selon leur porte-parole, il faut prendre en compte l’investissement des machines d’emballage plastique qui ne sont pas amorties auquel vient s’ajouter l’achat de nouvelles machines pour fermer les barquettes 100% carton.

Sans oublier le coût du papier qui ne cesse d’augmenter. Les industriels estiment un coût supplémentaire de 30 ou 40% sur leurs fruits et légumes.


Tolérance pour les élastiques

Notons que les élastiques qui entourent les herbes aromatiques et les bottes de radis ont également obtenus une tolérance. Selon les producteurs, le petit élastique est indispensable pour maintenir la botte.

Toutefois, aucune tolérance pour les radis équeutés en sachet, prêt à l’emploi. Ils tombent sous le coup de la loi. Aucune alternative n’a encore été trouvée pour ce produit dit “humide” qui n’est pas compatible avec un emballage papier ou cellulose.

Une exemption supplémentaire alors que le plastique que nous consommons de plus en plus doit disparaître des rayons et de notre environnement en 2040.