L’hiver venant, et le prix de l’électricité grimpant, il est temps de (re)considérer notre façon de nous chauffer. Mais quel bois choisir pour un chauffage optimal ?

Pourquoi préférer le chauffage au bois ?

Quand le prix du gaz et de l’électricité ne cesse d’augmenter, on cherche la solution la plus économique pour se chauffer. Le bois étant l’un des combustibles les moins chers du marché, c’est le chauffage au bois qui reste le plus économique (et dont le prix est relativement stable).

Mais attention, tous les bois de chauffage ne brûlent pas de la même façon et n’ont pas le même rendement !

Bûches qui flambent dans la cheminée.

Quelles essences privilégier ?

L’essence d’un bois détermine son pouvoir calorifique. C’est-à-dire qu’à quantité égale et à taux d’humidité égal, un type de bois produira plus ou moins de chaleur.

Celle-ci est donc à prendre en compte au moment de choisir un bois de chauffage, tout comme sa durée de combustion.


Les feuillus durs

En foyer fermé, les essences de feuillus durs (chêne, frêne, acacia, châtaignier…) offrent une combustion optimale. Ils sont idéals pour le chauffage domestique, leur forte densité procurant une combustion longue (1700 à 2 000 kWh par mètre cube apparent).

Attention, le bois de feuillus durs est déconseillé si le foyer de votre cheminée est ouvert : il éclate avec la chaleur et peut envoyer des projections.


Les feuillus tendres

Les essences de bouleau, tilleul, aulne et peuplier produisent de belles flammes, malheureusement leur combustion est plutôt rapide. Les feuillus tendres ne sont donc pas économiques en bois de chauffage.


Les résineux

Faciles à allumer, les bois de résineux type pin, mélèze ou épicéa ont une faible densité et un faible pouvoir calorifique (en moyenne 600 kWh par mètre cube apparent).

Riches en sève, ils peuvent de plus encrasser vos conduits de poêle ou de cheminée lors de la combustion. Ce sont en revanche de bons allume-feux.

Attention au taux d’humidité !

Vérifiez le taux d’humidité de vos bûches.

Le bois humide de classe H2 (dont le taux d’humidité est supérieur à 20 %) ne présente de son côté aucun avantage, quelle que soit l’essence d’arbre. En effet :

  • Un bois humide brûle mal.
  • Un bois humide est polluant.
  • Un bois humide encrasse les fumisteries.
  • Un bois humide perd ses calories en vapeur d’eau et produit deux fois moins de chaleur que du bois sec.

Le bois de chauffage qui brûle le plus longtemps est donc un bois de feuillu dur, sec prêt à l’emploi (le bois fraîchement coupé contenant plus de 45 % d’humidité).