Je suis toujours à la recherche de la façon la plus efficace de réaliser les quelques semis dont j’ai besoin pour mon potager en carrés. Après le presse-motte testé l’année passée (qui m’a plutôt convaincu au passage), j’expérimente cette fois-ci les pastilles de coco.

Ces pastilles sont des petits cylindres d’environ 3 ou 4 cm de diamètre, constitué de fibre de noix de coco. Ils sont entourés d’une fine “membrane” textile qui leur permet de conserve leur forme.

La première étape, préalable au semis à proprement parlé, consiste à réhydrater les pastilles pour leur redonner une peu d’épaisseur. Le fabricant indique qu’il faut les arroser à l’eau tiède à raison de 3/4 de litres pour 10 pastilles. Pour ma part j’ai opté pour la vaporisation, j’ai pulvérisé de l’eau jusqu’à ce qu’elles atteignent leur forme définitive.

Pastilles de coco une fois réhydratées

Si vous avez tourné les pastilles dans le bon sens, vous devriez normalement apercevoir un petit trou sur le dessus. C’est là que vous allez devoir placer la (ou les) graine. Rien de très compliqué donc, le travail vous est grandement facilité. On se retrouve alors dans la même configuration que pour un cube réalisé au presse-motte.

Pour finir, appuyez un peu sur le dessus pour recouvrir la graine. Votre semis est terminé, il ne reste plus qu’à placer les pastilles dans une pièce bien éclairée (idéalement un rebord de fenêtre).

Semis de tomates sur pastilles de coco après une semaine

Voici donc un bilan des avantages et inconvénients que je vois pour le moment à ce mode de culture.

+ Semis faciles à réaliser : je pense que cette introduction a dû vous en convaincre.
+ Système propre : j’entends par là qu’il n’est pas salissant, vous pouvez très bien semer dans votre cuisine ou votre salon, il n’y aura pas de terreau partout.
+ Encombrement réduit : les pastilles ne prennent que très peu de place, finit donc les tablettes de fenêtres pleines de godets en plastique.
+ C’est un produit écologique : il est complètement issu de de la récupération de déchets, à ne pas confondre avec les pastilles de tourbe qui en plus d’être légèrement acide puise leurs matières premières dans des tourbières qui sont des biotopes de plus en plus menacés.

Le prix de revient : Comptez environ entre 2 et 3 euros pour 10 pastilles.
Arrosage à surveiller : La «motte de coco» a tendance à sécher assez rapidement, il faut donc pulvériser quotidiennement.
– Du fait de la taille de la motte, il faudra probablement la repiquer une fois supplémentaire dans des godets, le passage par la case terreau ne sera donc pas complètement évité.

Et vous, comment faites-vous vos semis, utilisez-vous les classiques godets ou préférez-vous des techniques “alternatives” ?