Le concept de culture en carrés est assez simple à comprendre, il repose sur quelques principes de base:

  • L’utilisation d’un espace restreint. Nul besoin d’être le propriétaire de plusieurs hectares pour faire pousser vos légumes, quelques mètres carrés, une cour, voire un balcon peuvent être suffisants.
  • L’optimisation de chaque centimètre. Du fait de l’utilisation de petites parcelles, il n’est pas question de gâcher de l’espace. Dans ce but, il est nécessaire de se baser sur l’expérience d’autres jardiniers (livres, blogs, …) afin de déterminer le nombre idéal de graines à planter.
  • Joindre l’utile à l’esthétique. Il est intéressant de mettre en avant l’aspect harmonieux que peut retourner le potager en carrés. De par sa forme géométrique et ses cultures très ordonnées (tout au moins en début de saison), il flattera sans doute l’œil de tout paysagiste. De plus, l’agencement des cultures vous permettra de mixer les légumes ou herbes aromatiques avec des fleurs plus décoratives (nous verrons plus tard que ce type d’associations a également d’autres atouts).
  • Réduire les tâches de « maintenance » à leur minimum. C’est à nouveau la taille de la surface cultivée qui va permettre de diminuer le temps passé à entretenir votre potager. Les corvées d’arrachages de mauvaises herbes, de bêchage, d’arrosage, devraient être bouclées quelques minutes par jour.
  • L’agencement en carrés est ergonomique. Cette affirmation est vraie si vous ne faites pas de parcelles de plus d’1 mètre 20 de côté, on estime qu’avec cette dimension il est possible d’atteindre le centre du potager à bout de bras de n’importe quelle position.
  • Le potager en carré est « écologique ». Je sais que c’est un terme à la mode et que tout le monde l’emploie à tort et à travers, mais il est constaté que la concentration de cultures va permettre d’utiliser moins d’eau, en arrosant directement aux pieds de vos légumes.


Tout n’est pas non plus complètement rose, sinon tout le monde abandonnerait le potager traditionnel, il y a tout de même quelques contraintes :

  • Le temps gagné en entretien doit être passé en réflexion. Il ne s’agit pas de faire n’importe quelles associations de plantes (par exemple, les légumes ayant les mêmes besoins doivent être éloignés), l’exposition de vos parcelles doit être étudiée avant la mise en place, il faut anticiper l’espace et la hauteur que vont nécessiter vos plantations (un pied de tomate risque de faire de l’ombre s’il est mal orienté, une courgette va forcément s’étendre…), enfin il faut bien échelonner les semis afin de ne pas tout récolter en même temps.
  • Il faut être vigilant aux éventuelles maladies. Le risque de contamination est assez important, ce qui pourrait être catastrophique pour votre récolte.
  • L’achat de plants est parfois un casse-tête. La raison à cela tient dans le mode de conditionnement, pourquoi acheter une bote de 100 poireaux alors que vous allez n’en planter que 9… l’idéal est d’effectuer des achats groupés avec d’autres jardiniers.
  • L’appauvrissement du sol est à surveiller. La rotation des cultures importantes implique d’enrichir le sol à grand renfort de compost (Il serait donc judicieux de disposer d’un composteur à proximité).

Voilà, maintenant que vous êtes informé sur les avantages et inconvénients de ce mode de culture, vous pouvez faire votre choix en toute connaissance de cause.